L’ordre du jour du Conseil communal de ce lundi 22 juin met à la discussion plusieurs mesures visant à soutenir l’économie locale.  Ecolo a souhaité ajouter un point à l’ordre du jour relatif au nécessaire plan social que la commune de Ciney devrait mettre en place ces prochains mois, pour combattre les effets de la crise. Ces aspects ont été trop peu présentes à mon sens dans nos discussions ces dernières semaines.
Voici donc l’intervention au conseil communal de notre conseillère France Masai : ” Ca m’intéresse par exemple de connaître quel budget spécifique le Collège a décidé d’allouer à un plan social post-covid.”.

Ces 3 derniers mois, différentes initiatives ont été prises par les services sociaux dans ce temps suspendu et combien angoissant. Nous tenons à souligner le travail réalisé par ces travailleurs sociaux au sens large :  Ils ont fait preuve d’innovation en adaptant ou créant des outils, en explorant de nouvelles pistes d’intervention. Leur finalité de maintenir la première ligne pour éviter l’engorgement des services de santé, et notamment de santé mentale est essentielle.

La crise du Covid-19 a exacerbé encore les inégalités et, tant pour les enfants, les jeunes que pour les personnes âgées, les aspects qui retiennent , sur le plan social, notre attention sont nombreux : isolement, aide alimentaire, santé mentale, soutien à la parentalité, le risque de décrochage scolaire,…

Avez-vous déjà eu l’occasion de réunir les acteurs sociaux de première ligne pour entendre leur réalité et discuter d’actions qui pourraient être concrétisées ? Quel est votre plan d’action à ce sujet ?

La place Monseu ne se transformera pas cet été en un espace public convivial ouvert à tous, qui centralise, anime et rythme le temps particulier des vacances, surtout pour ceux qui ne partent pas en vacances. Et ils seront nombreux.

Des événements de plus petite ampleur pourraient être développés dans les villages et les quartiers. Pour tout le monde. Des activités culturelles ou sportives en plein air peuvent être imaginées sans trop de difficulté dans le respect des consignes de sécurité en vigueur : je pense à du théâtre de rue, du cirque, un cinéma en plein air, des mini-concerts, des balades, pourquoi pas contées… L’occasion de faire vivre nos villages, mais aussi de soutenir nos artistes, fortement impactés par la crise économique. Qu’en pensez-vous ?

Pour coller aux envies et besoins des jeunes, une concertation avec la MJ et surtout l’AMO serait utile pour identifier les actions à mener et, surtout, y mettre les moyens – humains et financiers- conséquents. Avez-vous déjà eu l’opportunité de les rencontrer ?

En lien avec les questions de qualité de vie et de santé de nos aînés, la commission des aînés de Ciney a t’elle pu proposer l’un ou l’autre projet qui répondrait spécifiquement à leurs besoins ? Que pouvez-nous vous dire à ce propos ?

Il faudrait peut-être réunir, si ce n’est pas encore fait, à partir du Plan de Cohésion Sociale, les acteurs (MR, MRS, médecins, psy…) concernés par ces questions pour évaluer ce qui s’est passé, les solutions trouvées pendant le crise et ce qui pourrait être amélioré encore. Quels éléments du plan de cohésion sociale de Ciney ont été particulièrement activés ces dernières semaines, ou devraient être renforcés prochainement ? Et de quelle manière ?

En ce qui concerne l’aide alimentaire, nous ne saurons qu’en juillet, avec le renouvellement des attestations du CPAS donnant accès à l’épicerie sociale, véritablement mesurer quelle a été l’augmentation des personnes sollicitant cette aide de première nécessité.

Entrer en contact avec le CPAS est une démarche qui peut être difficile. Avoir recours à l’épicerie sociale également. Pour faire face à l’augmentation probable des personnes qui ont ou auront à subir des pertes de revenu, partielles ou totales, le groupe Ecolo souhaite que la commune examine la mise en place d’un soutien financier spécifique via des tickets S, ou des voltis, pour encore renforcer l’économie locale. Endenred et Sodexho proposent tous deux des systèmes par carte magnétique prépayée. Ce système a notamment été mis en place à Dinant. Il a l’avantage de permettre aux bénéficiaires d’acheter ce qu’ils veulent comme produits alimentaires et représente moins de risque de stigmatisation.

Une décision de principe pourrait, mais c’est à analyser bien entendu, d’en faire déjà bénéficier d’office toutes celles et ceux qui ont accès au ‘chèque mazout’. Si on dépense des dizaines de milliers d’€ pour la relance cinacienne, ces tickets S pourraient bien représenter une piste très concrète pour donner une bouffée d’oxygène à celles et ceux qui sont dans une situation financière difficile. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons besoin plus que jamais besoin de solidarité, de culture, d’actions psychoéducatives, d’espaces de mobilisation des ressources sociales, des liens intergénérationnels renforcés pour assurer le bien-être des citoyens.
Investir sur ce plan c’est un enjeu pour la société de demain, et une urgence quand il s’agit de permettre à toutes et tous l’accès à une vie digne.

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