L’actualité nous le rappelle sans cesse, la violence faite aux femmes est une réalité quotidienne. L’agression subie récemment par Fanny Appes de la part de son ex-conjoint montre que la protection des victimes reste défaillante. Et le nombre des féminicides, loin de se réduire, reste dramatiquement élevé dans notre pays.
Or, les communes et les zones de police sont les premiers maillons d’une prise en charge rapide en cas de violence.
Dans cette optique et à l’approche de la journée internationale des doits des femmes du 8 mars, Ecolo présente ce lundi 17 février au Conseil communal une motion qui vise à mettre en place un dispositif permettant de réagir vite et fort à tous les niveaux.
La motion s’attache plus particulièrement à :
– Etudier la mise en œuvre de la convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, relative à la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences domestiques ; et renforcer le travail déjà réalisé;
– Soutenir la mise sur pied d’un « Conseil consultatif des femmes », rencontrer les relais associatifs et les acteurs de terrain;
– Relever les zones dans l’espace public où les femmes se sentent en insécurité ;
– Décider que la question de la violence faite aux femmes constitue une priorité;
– Insister sur l’indispensable formation des agent.e.s de police à un accueil de qualité et spécifique à la prise en charge des victimes de violences conjugales, familiales et/ou sexuelles.
– Mettre en place un relevé systématisé d’informations et de données chiffrées relatives au genre pour constituer une base statistique fiable au niveau local.

En se dotant d’une tel dispositif, notre commune peut ainsi participer à son niveau à la lutte contre cette forme de violence beaucoup trop répandue. La question sera également abordée au Conseil de la zone de police.

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